Pour en finir avec le « sentiment d’insécurité »

Qu’on se le dise une fois pour toute : la pseudo « montée de l’insécurité » est un fantasme, sans doute bien utile en pédiode électorale, mais il n’est qu’un fantasme.

La vérité des chiffres, c’est que la criminalité est au niveau d’il y a trente ans, et qu’elle est même en forte baisse depuis le début des années 2000.

L’Insee vient de publier les chiffres 2012 qui confirment cette tendance.

Le tableau qui est joint à ces chiffres est particulièrement éloquent.

Sur le temps, on y voit une forte montée de la délinquance entre les années soixante et quatre-vingts, montée qui est essentiellement due à la pénalisation des infractions liées aux stupéfiants et à la circulation routière.

Pour le reste, c’est la crise dans la délinquance, comme partout. Moi, ce que je vois, depuis mon petit box de presse c’est que les tribunaux se vident, que les audiences correctionnelles deviennent sans intérêt et les sessions d’assises globalement déprimantes. Quand on se sera enfin rendu compte que la prison ne sert le plus souvent qu’à entasser les malheureux et les malades, on aura fait le tour de la question. Pour les avocats et pour les chroniqueurs judiciaires, il n’y a aucun avenir dans le secteur : c’est la mort du petit cheval assurée, au train où vont les choses.

Je ne supporte plus d’entendre parler de politique de sécurité. C’est d’une politique de Justice dont le pays a besoin. Que tout ça ait un sens, un projet, une vision magnanime, bienveillante, humaine enfin…

On en est très loin.

La page de l’INSEE consacrée à la question